Et si on s’essayait à l’aquarelle botanique ? # 3

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Fleurs à l’aquarelle de A à Z de Adelène Fletcher (Editions Fleurus)

#3 : Essai à partir du livre « Fleurs à l’aquarelle de A à Z » (Adeline Fletcher) aux éditions Fleurus.

Belle découverte que ce livre qui a retenu toute mon attention pour les raisons suivantes :

– Dès les premières pages, l’auteur donne des conseils adaptés à la peinture florale, les gestes techniques à apprendre ou à revoir.

– Puis une liste de 50 fleurs est proposée : camélia, hortensia, tournesol, pensée etc… de quoi trouver son bonheur ! Pour chaque fleur, la double page présente : à gauche le nuancier des couleurs utilisées et la séquence pas à pas, à droite la représentation de la fleur en grand format.

Voici une photo de mon premier essai :

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Essai Anémone sur papier Fabriano

Mon parti pris a été celui de créer mes propres mélanges à partir de ma palette pour retrouver les couleurs citées dans le livre, soit pour l’anémone : j’ai utilisé les couleurs suivantes :

  • violet cobalt foncé,
  • indigo,
  • rouge de quinacridone,
  • vert de vessie
  • et vert olive

et j’ai testé les mélanges suivants : indigo + rouge de quinacridone, violet cobalt fonce + rouge de quinacridone.

Pour cet exercice, j’ai testé le papier Fabriano, 300 g/m2, grain fin et j’ai eu des difficultés à l’utiliser car l’eau reste stagner en surface , j’utilise habituellement le papier Winsor & Newton.

En conclusion, je recommande vivement ce livre qui permet de s’entraîner à peindre des fleurs même lorsque la saison ne nous permet pas d’en avoir dans son jardin !

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Conseils utiles pour la peinture florale (extrait du livre cité ci-dessus)

 

 

Et si on s’essayait à l’aquarelle botanique ? #2

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#2 : S’entraîner à dessiner des végétaux grâce au carnet.

Le matériel :

  • 1 petit carnet dim. 11 cm x 15,5 cm avec une couverture dure
  • 1 feutre soluble ici c’est un Schneider topliner 147 06
  • 1 pinceau à réservoir d’eau
  • vous pouvez rajouter aussi quelques crayons de couleur aquarellables

Ce matériel, très peu encombrant peut s’emporter partout, dans un sac à main, un sac à dos voire même dans une poche et être utilisé au quotidien.

L’objectif est de s’entraîner à regarder et à dessiner son environnement. Il n’est pas nécessaire de vivre à la campagne pour dessiner des végétaux, certaines villes sont très végétalisées.

Dessinez directement au feutre soluble sur le carnet, puis à l’aide du pinceau à réservoir d’eau repassez sur les traits pour leur donner du volume, des nuances de gris apparaissent et le dessin prend du relief.

 

Et si on s’essayait à l’aquarelle botanique ? # 1

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Conoclinium janthinum

# 1 : Les sources d’inspiration.

  • La première source d’inspiration peut être par exemple d’aller puiser dans les albums de la galerie : Albums Flickr Biodiverstiy Heritage Library . Les planches sont imprimables, il est préférable de choisir plutôt le format « originale » pour avoir une bonne qualité à l’impression.

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    Aquarelle d’un rutabaga. Claire Felloni, 2015

 

  • La deuxième source d’inspiration peut se trouver auprès des images déposées sur Pinterest, Pinterest tableau aquarelles botaniques comme l’atteste l’aquarelle ci-contre représentant un rutabaga.

 

  • Les livres peuvent constituer la troisième source d’inspiration, par exemple : « Plantes utiles du Monde entier » de T. Linnel et J. Arnoult (Editions Fernand Nathan), avec 128 planches de Edgar Hahnewald. Ces planches peuvent donner des idées quant à la composition de ses propres dessins sur une page.

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    « Plantes utiles du Monde entier »

 

 

 

 

 

 

  • Les cartes d’art des aquarellistes botanistes, comme par exemple celles d’Aurore Colliou. aurorecolliouviolettes

 

 

  • Et bien entendu toutes les fleurs de son jardin et les plantes naturelles de son environnement.

Et vous quelles sont vos sources d’inspiration ?

D’autres chroniques vont suivre sur le thème de l’aquarelle botanique et notamment #2 : Petit tour d’horizon  des différentes peintures.

Décryptez un tube d’aquarelle ! #1

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Savoir choisir ses couleurs a des conséquences importantes concernant le rendu du tableau ou tout au moins l’éclat des couleurs et la pérennité de celles-ci au fil des ans.

Comment ne pas y perdre son latin ? En effet, plusieurs fabricants peuvent attribuer le même nom à une couleur bien qu’elle soit produite avec des pigments différents. A l’inverse, des couleurs obtenues avec le même pigment reçoivent parfois des noms différents de plusieurs fabricants, comme l’atteste le tableau ci-dessous réalisé par Diane Forest :

Nom commercial de la couleur.

Nom des fabricants et leurs recettes.

 

Holbein

Winsor & Newton

Da Vinci

Alizarin Permanent Non disponible PR83:1 ou PR206 PV19
Auréoline PY42 et PY3 PY40 PY40 et PY3
Gamboge PY153 et PY154 NY24 ou PY153 PY42 et PY3
Jaune Indien PY83 et PY95 PY153 et PO2 PO62 et PY97
Vert Hooker’s PY83 et PG36 PO49 et PG36 PG7 et PY42
Vert de Vessie PG36, PG8 et PY17 PO49 et PG36 PG7 et PY42

L’article suivant « Comment lire l’étiquette d’une couleur Winsor & Newton »issu du site du fabricant, va nous permettre d’y voir plus clair :

Un tube de couleur affiche bien plus de renseignements que la simple dénomination de la couleur. En effet, Winsor & Newton souhaite renseigner au mieux les artistes avec les informations dont ils ont besoin.

Nom de la gamme : identifie la plage de couleur.

Nom de la couleur : identifie la teinte. Un nom peut être identique dans différentes gammes, comme le Bleu de céruléum qui existe dans les couleurs aquarelles et dans les couleurs à l’huile.

Numéro de série : indique le prix approximatif de la couleur (principalement déterminé par le coût du pigment). Les séries vont de 1 à 5, de la moins chère à la plus chère.

Échantillon : montre la couleur telle qu’elle apparaîtra, ce qui évite d’ouvrir le tube.

Quantité : indique la quantité de peinture contenue dans le tube.

Degré de permanence : dans son système de classification, Winsor & Newton mesure la permanence non seulement la solidité à la lumière, mais aussi la tenue du film et la stabilité chimique de la peinture. La permanence s’exprime selon les valeurs suivantes :

AA – Extrêmement permanent

A – Permanent

B – Modérément durable

Concentration en pigment : chaque pigment est identifié par le nom générique qu’il porte dans l’index des couleurs. Par exemple, le Bleu de cobalt correspond au Pigment Bleu 28, abrégé en PB28. Il y a autant d’abréviations que de pigments associés dans une seule couleur.

Opacité : la transparence ou l’opacité d’une couleur sont indiquées par des symboles. Les couleurs transparentes sont identifiées par □, tandis que les couleurs semi- transparentes sont identifiées par (carré transparent barré). Les couleurs relativement semi-opaques sont identifiées par (carré moitié plein et moitié vide) et les couleurs opaques sont identifiées par ■.

Solidité à la lumière : cette information est exprimée en valeur ASTM pour le pigment concerné. L’ASTM (American Society for Testing and Materials) est un organisme de normalisation de la performance des fournitures pour artistes, notamment la solidité à la lumière des couleurs. Il a mis au point un système de classification dans lequel la valeur I indique la solidité à la lumière la plus élevée, même si les valeurs I et II caractérisent des couleurs considérées comme permanentes pour l’usage artistique.

D’autres chroniques #2 etc.. vont suivre sur le sujet.